Le sacrement du Baptême

LE BAPTÊME, LE PREMIER DES SACREMENTS

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LE BAPTÊME EST LE PREMIER DES SACREMENTS C'est celui qui nous "ouvre la porte", c'est le signe de l'entrée dans l'Eglise. Demander le baptême, c'est vouloir affirmer son désir de suivre Jésus. Le baptême efface le péché originel et nous fait chrétien, enfant de Dieu et de l'Eglise.

Le Baptême

Le baptême est la porte d’entrée dans la vie chrétienne : il tisse un lien filial unique avec Dieu, et des liens fraternels au sein de l’Eglise, famille de Dieu.

• A l'origine du baptême
• Le sens du baptême

A l'origine du baptême

Le Baptême imprime dans le baptisé un signe ineffaçable, la marque du Seigneur qui le consacre comme disciple du Christ. Il est le sacrement de la foi en Dieu Trinité.
Jésus dit à ses disciples : "Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre : allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder tout ce que je vous ai commandé."

« Plongée » dans la vie de Dieu

Le mot « baptême » vient d’un verbe grec, « baptizein », qui veut dire « plonger ». On appelle donc ce sacrement par son rite central : la plongée dans l’eau, signe d’un changement de vie radical. Comme Jésus à Pâques, et avec lui, le baptisé plonge dans la mort pour renaître à une vie nouvelle, la vie de Dieu.

De la Création du monde à la Résurrection du Christ

Tout au long de la Bible, dès les 1ères lignes, le projet d’Amour et de Vie de Dieu pour les Hommes s’accomplit à travers l’eau : elle est la source initiale de vie et de fécondité sur laquelle plane l’Esprit, dans le récit de la création du monde (Gn1,2) ; elle est l’instrument d’une 1ère purification, et d’une 1ère renaissance de l’Humanité dans l’épisode du déluge et de l’Arche de Noé (Gn 6-8) ; elle est surtout l’obstacle que doit franchir 2 fois le peuple Hébreux pour sortir d’Egypte et gagner la Terre Promise : une 1ère fois à travers la mer rouge, derrière Moïse, et une seconde fois 40 ans plus tard à la suite de Josué, à travers le fleuve Jourdain.
Jésus lui-même a voulu commencer sa vie publique en allant se faire baptiser par Jean-Baptiste dans le Jourdain (Mt 3,13). Ce geste n’était encore qu’une préfiguration du sacrement nouveau institué à Pâques par sa mort et sa résurrection. Jésus a confié le baptême à ses disciples au cœur de leur mission : « Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. » (Mt 28,19)

Le sens du baptême

L’eau est un symbole paradoxal : symbole de vie par excellence dont elle est une source indispensable, elle est aussi un signe de mort tant sa puissance destructrice semble incontrôlable dans bien des situations catastrophiques. De même, Vie et Mort sont liées dans les effets du baptême.
Mourir  à ce qui n’est pas Dieu
Nous ne naissons pas spontanément ajustés à Dieu. Nous héritons au contraire, dès l’origine, d’une situation de blessure et de fragilité : le cœur de l’Homme, dès sa naissance, est compliqué et malade, enclin au Mal plus facilement qu’au Bien. Par la Baptême, cette situation de péché est guérie, et nos fautes personnelles sont pardonnées si nous avons déjà eu le temps d’en commettre, selon l’âge auquel nous sommes baptisés.
Le baptême, bien-sûr, n’est pas magique : nous gardons en nous les séquelles du mal qui nous a touché, et aussi une certaine fragilité qui nous fait facilement pencher vers le Mal. Mais la chute n’a plus rien d’inévitable : le baptême nous donne toutes les forces nécessaires pour combattre le Mal, et renoncer à ce qui n’est pas Dieu.

Renaître à une vie nouvelle

Dans la vie humaine nous changeons beaucoup au fil des âges et des évènements qui ponctuent notre histoire. Nous faisons parfois des choix importants qui remettent en cause toute notre existence, nous pouvons même dire parfois que nous « repartons à zéro ». Le baptême est un choix qui engage et est d’une importance telle que nous pouvons parler de « renaissance ». Le baptême est le début d’une nouvelle existence par la foi. Ce terme de renaissance n’est pas uniquement une métaphore. Nous naissons réellement à une nouvelle vie. Comme le premier acte de notre vie est de respirer ainsi la vie du nouveau baptisé est de respirer le souffle de Dieu, le souffle de l’Esprit-Saint.


Jésus lui-même utilise cette expression « naître de nouveau » dans son entretien avec Nicodème : Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu’on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n’est que chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit qu’il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit. » (Evangile de Jean 3, 3-8).

Entrer dans l'Eglise 

Le baptême fait de nous les membres d’un même corps, l’Eglise, famille de tous ceux qui se reconnaissent le même Père. Frères et sœurs en Jésus Christ, les baptisés participent aussi à sa mission : le baptême n’est pas seulement à recevoir, il est à vivre. Chaque baptisé appartient au Christ. C’est pour cela qu’il s’appelle « chrétien ». A son tour, il doit être témoin dans sa vie concrète de l’amour de Dieu pour tous les Hommes.
Le baptême tisse des liens d’unité qui vont bien au-delà des limites de l’Eglise catholique : catholiques, orthodoxes et protestants ont dans le baptême un lien sacramentel d’unité qui les appelle à dépasser leurs divisions.
Les dons de Dieu sont irréversibles. Si chacun est libre, même après son baptême, de se détourner de Dieu, Dieu lui ne cesse jamais d’offrir son pardon et d’inviter à la communion avec lui. Rien ne peut effacer le sceau que le baptisé porte au fond du cœur : il est frappé à l’effigie du Christ, à la manière d’une pièce de monnaie. Toute sa vie, le chrétien est invité à déployer cette ressemblance qu’il porte au fond du cœur.
Un baptême à vivre
Le baptême inaugure ainsi une vie toute entière placée sous le signe de la Pâque, du passage. Il faut mourir à l’enfance pour grandir. Mourir à la vie de célibataire, pour entrer dans l’aventure de la vie à deux. Mourir à la vie à deux, pour passer du couple à la famille en accueillant l’enfant. Laisser ses enfants devenir adultes et partir. Accepter de vieillir. Vivre son baptême, c’est «mourir chaque jour », comme dit saint Paul (1 Corinthiens 15,31). C’est chaque jour « se jeter à l’eau». Vivre son baptême, c’est naître aussi chaque jour. C’est vivre sa vie à la manière du Christ.

 

"Le baptême est une grâce qui purifie et ouvre un avenir nouveau.
Il est un bain qui lave et qui régénère.
Il est une onction, qui nous conforme au Christ,
Prêtre, Prophète et Roi.
Il est une illumination qui éclaire notre route et lui donne tout son sens.
Il est un vêtement de force et de perfection.
Le baptême est le signe que Dieu nous a rejoints sur notre route, qu'il embellit notre existence
et qu'il transforme notre histoire en une histoire sainte."
 Saint Jean-Paul II

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